Auteur: Anne-Marie MacDonald Genre: , ,
Évaluation

 

Je lis pour la première fois cette auteur, bien que ce roman, son premier, soit paru depuis un bon moment. Lentement je me suis sentie interpellée par ce contexte de vie se déroulant au début des années 1900 en Nouvelle Écosse, au Cap Breton. Sur fond de première guerre mondiale et de récession, la vie de cette communauté est des plus difficiles. Des entreprises minières abusent des travailleurs, les laissant dans une misère profonde. Nous suivrons surtout une jeune libanaise de treize ans qui va s’unir à un jeune homme plus vieux qu’elle et qui va l’enlever afin qu’ils puissent se marier. La famille de la jeune Libanaise va leur tourner le dos totalement. Pour la famille Mahmoud qui a bien réussi dans la société, leur fille et sa descendance n’existe plus. Cette histoire est un tableau sur les différences culturelles, une page d’histoire et aussi une saga familiale où James et Materia vont avoir quatre enfants aux caractères très particuliers, exacerbés par les préférences du père et la folie naissante de la mère qui s’isole et laisse ses enfants presque sans soutien. Des drames se dessinent. L’aînée qui a un talent exceptionnel pour l’opéra va être envoyée à New-York pour un moment ce qui sera le début d’un drame qui scellera la vie de tous les autres membres de cette famille. L’écriture est intense et bien tournée. Les quatre sœurs sont chacune à leur façon influencées par la folie des parents, la religion et la méconnaissance de leurs origines. Au fil des pages on aime les personnages, on les plaint ou on les déteste. À travers les méchancetés mais aussi l’amour partagé, on espère pour eux des jours plus doux. On y découvre de la résilience et du pardon improbable pour des évènements indicibles.

Un parfum de cèdre d’Anne-Marie MacDonald, chez Flammarion, à 18.95$

Suggéré par Louise 10/069/15

 

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