Dans Vieille école, Alexandre Fontaine Rousseau critique des jeux de Nintendo 8 bits, s’inscrivant dans le mouvement du « retro gaming », phénomène populaire entre autres sur Youtube. L’exercice peut sembler amusant, mais ne risque-t-il pas de ne plaire qu’aux trentenaires et quarantenaires? Pas du tout! Oui, évidemment, Fontaine Rousseau se laisse parfois aller à une douce nostalgie (comme le dit le sous-titre : « Dans mon temps, les jeux étaient durs pour vrai. »), mais les critiques s’avèrent consistantes et nous donnent une perspective neuve sur les jeux de NES. Avec le recul, l’auteur replace les jeux dans l’histoire en y identifiant quels éléments deviendraient marquants, quel jeu s’avérerait révolutionnaire, ou quel autre aura été un ratage complet. Vous rappeliez-vous que le premier Zelda est le premier jeu où l’on pouvait sauvegarder? Ou que Zelda et Metroïd, deux jeux des plus marquants s’il en est, sont parus à une semaine d’intervalle en Amérique du Nord?

Voilà le genre de faits que l’on peut apprendre dans Vieille école, livre écrit de la même savoureuse plume digressive que Musiques du diable et autres bruits bénéfiques (Ta Mère) et Poulet grain grain (Mauvaise tête), le tout délicieusement illustré par Cathon, qui s’amuse à refaire à sa manière les plus célèbres boîtiers de jeux Nintendo. Un livre qui plaira à coup sûr aux amateurs de jeux vidéo… mais pas que!

Alexandre Fontaine Rousseau, illustrations de Cathon

Les éditions de Ta Mère

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-Maxime Nadeau