C’est la Semaine 14 du Défi Lecture Bande Dessinée que nous, vos libraires préférées (lol), Audrey et Alexandra L.L,. se sont imposé: 6 mois pour lire 50 bédés chacune, ce qui représente 2 bédés par semaine, au minimum, pour chacune d’elle! Ça veut dire qu’on a passé un peu plus que la moitié du défi! Déjà! Si vous voulez connaître tous les aléas du défi, rendez-vous ICI. Si vous voulez voir tous les articles à ce sujet, cliquez sur l’onglet « Nos projets », puis sur « Défi lecture 2015».

Voici les bédés que nous avons ont lues cette semaine, la catégorie que nous comblons grâce à celles-ci, ainsi que notre appréciation!

Alexe a lu…

Blacksad Édition Intégrale de Díaz Canales et Guarnido, Éditions Dargaud, 84.95$

Une série de plus de 3 tomes

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Ehhh ben! Que de louanges je n’ai cessé d’entendre au sujet de Blacksad. Après me l’être fait recommander plusieurs fois, j’ai décidé de lire la série. J’avoue que d’abord, je n’étais pas certaine de voir ce que les autres avaient trouvé. Non pas que l’histoire est mauvaise, loin de là. Seulement, elle est très typique du roman policier. On y retrouve tout ce qu’on s’attendrait à voir dans un polar. J’aime le « thriller », les histoires où les gens sont en danger, mais les détectives, c’est moins ma tasse de thé. Tout de même, Blacksad manquait à ma culture. 

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source : http://goo.gl/IRFjZc

Dans le tome 1, John Blacksad, détective privé, décide d’enquêter sur l’assassinat de Natalia Wilford, son premier amour. Pour se venger, il doit s’en prendre à un des hommes les plus puissants de la ville et… à la mafia! L’histoire se passe dans un monde d’animaux anthropomorphes, dans les années 1950. 

C’est avec la lecture des différents tomes que je me suis attachée au personnage de Blacksad. Chaque livre est une enquête différente et il y a peu de personnages qui ont la chance de suivre notre héros d’une histoire à l’autre. N’oublions pas que nous sommes dans un polar, une chose qui est très fréquente. Par contre, il y a certains personnages que j’aurais aimé revoir. Je ne nommerai pas de personnages en particulier, je ne veux surtout pas vous vendre l’histoire, mais je me demande ce qu’aurait été l’histoire avec eux. Bah, il faut aussi dire que je n’aime pas le changement dans la vie de tous les jours non plus hahahah. Autrement, le récit est bien construit. On nous amène d’une piste à l’autre, toujours un pas derrière John, sans nous laisser assez d’indices (ou trop) pour deviner qui es réellement l’auteur des différents crimes. Si vous croyez savoir qui est le coupable, détrompez-vous, les apparences sont souvent trompeuses. 

Il y a, dans l’édition intégrale, des histoires inédites en album. Malgré le fait qu’elles soient très courtes, j’ai eu un réel plaisir à les lire. À ce moment, j’avais déjà développé un attachement envers John Blacksad aussi ! J’aime le style du dessin. Réalisées à l’aquarelle, les couleurs sont vives, claires et les ombres accentuent parfaitement les détails. On y voit la texture et le mouvement y est fluide. Sans blague, ne trouvez-vous pas que Blacksad a l’air doux et moelleux?! J’exagère à peine. Comme dans tout bon polar, la sensualité n’est pas négligée dans cette histoire, mais elle très respectueuse. Je sais, les personnages sont des animaux, mais j’ai un problème avec la sensualité violente à la Frank Miller (Sin City). Ici, cela est beau, tout simplement. 

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source : http://goo.gl/6Zmn2V

Donc donc… Je n’aime pas donner une note aux livres, mais il faut bien. J’irais avec un 9.5/10. Pour ceux qui aiment le genre, vous ne vous tromperez pas. Pour les autres, ça vaut le coup d’essayer, cette BD manque à votre culture ;). Cette note pour les personnages perdus en court de chemin que j’aurais aimé revoir. heheh.

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Histoires de famille : huit nouvelles dessinées de Pelle Forshed, Éditions L’Agrume, 36.95$

Recueil d’histoires en BD

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Ouch. 

Pelle est auxiliaire de vie, ce qu’on appelle ici aide aux bénéficiaires. Il se rend chez des personnes en fin de vie pour les aides dans leurs activités quotidiennes. Il se rend chez Gunnel, une vieille femme dont les enfants reprochent à Pelle sa négligence. Parfois accompagné de Liisa, une collègue de travail, il rend visite à d’autres personnes en fin de vie.

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source : http://goo.gl/0opm7C

Huit nouvelles parce que les histoires s’entrecoupent. À un moment, nous sommes avec Pelle qui se rend au travail. Un autre avec Åke, le fils de Gunnel, qui a une vie assez… rocambolesque, puis avec Liisa, qui croit que Pelle est amour avec elle, etc.

Différentes personnes meurent et nous vivons ces morts de plusieurs angles différents. À la première personne, nous sommes la personne âgée qui reçoit tous ces soins. En accompagnant l’entourage, enfants et famille, de ces personnes décédées  et avec Pelle, qui se voit accusé à tort.

Les premiers récits ne m’ont pas semblé aussi poignants que le voulait le résumé de la quatrième de couverture : « La mort est une histoire de famille, car c’est là qu’on l’éprouve et qu’on se découvre soi-même mortel. Ces nouvelles dessinées racontent la fin de vie de gens ordinaires, leur quotidien, les souvenirs qui les traversent au seuil de la mort, et la solitude des proches qui les accompagnent. Un roman graphique dont on sort bouleversé.» Moi qui aime les drames, j’ai été interpellée par cette accroche. Peut-être que les premières histoires étaient trop ordinaires? Après réflexions, je crois que ces différentes situations pourraient bouleverser certaines personnes et d’autres non. Je m’explique. Le dernier récit de ce recueil m’a bouleversé. L’accroche a bien tenu sa parole. J’ai pleuré à chaudes larmes. Nous vivons tous des deuils, différents les uns des autres. Cette situation présentée dans la dernière nouvelle m’était familière, un peu trop peut-être. Donc, non, les autres nouvelles ne m’ont pas bouleversée, mais une d’entre elles trouvait écho dans ma vie et m’a déchirée le coeur.

Soyez avertis, à vous qui vivez un deuil récent, attendez un peu avant de lire ceci. À moins que vous n’ayez envie de pleurer et de souffrir un peu…

Un dessin ordinaire, sans flafla, pour une vie ordinaire et des gens ordinaires, qui meurent, de façon ordinaire. Parce que la mort, c’est assez ordinaire.

7/10.

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Audrey a lu…

Ce fut une longue semaine! 😉

 

Y, le dernier homme Tomes 1 à 10 de Brian K. Vaughan, Pia Guerra et José Marzan, de Urban comics, à 39,95$

Une série de plus de 3 tomes

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Je déteste les séries.

Surtout les séries de livres.

Cependant, WOW que Y ne rentre pas dans cette catégorie! Après chaque tome, j’avais le goût d’en lire un autre.

Un jeune homme dans la vingtaine, un paresseux sans ambition, se réveille un matin, descend les marches de son immeuble et assiste à l’apocalypse: des corps de femmes éventrés et d’hommes tués jonchent son chemin. Il remonte à son appart et s’y enferme avec son singe qu’il avait commandé sur internet. Avant cet évènement, Yorick était un genre de magicien spécialiste de l’évasion et il désirait apprendre des tours à un singe pour l’aider dans ses tâches. Un jour alors qu’il n’a plus de nourriture, ils s’aventurent à l’extérieur. La ville est déserte.

Ce que Yorick ne sait pas encore, c’est qu’il est le seul survivant d’un virus ayant tué tous les hommes. Seules les femmes enceintes d’un garçon sont mortes. Les autres ont toutes survécues.

Il sera donc, bien malgré lui, le futur héros de l’humanité… Ça ne lui plaît pas, mais grâce au docteur Mann et à la courageuse agent 355, il survivra à maintes péripéties alors qu’il souhaiterait plutôt y laisser sa peau.

Cette saga de dix tomes est excellente, remplie de rebondissements. Le périple de Yorick à travers les États-Unis, puis le monde, est passionnant et exaltant!!

Je recommande la série à quiconque aimant l’aventure et l’humour (surtout sur les relations hommes-femmes). 8/10

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Lost Paradise Tomes 1 à 5 de Toru Naomura, chez Ki-Oon, à 13.95$

Une série de manga

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« C’est une histoire toute simple » comme l’auteure le répète au début de chaque tome, celle d’un vaillant chevalier nommée Sora qui vole au secours de la princesse. Transférée à Utopia, une école d’élite, Sora se rend compte qu’elle possède une manette de chevalier pour provoquer des duels dans le jeu virtuel menant la vie du campus. Le jeu virtuel implique que toutes les filles possèdent une arme que les garçons peuvent utiliser s’ils en sont les propriétaires. Pour avoir plus d’armes, il faut donc gagner des duels, car le vainqueur devient le propriétaire de l’arme du vaincu (et donc de la fille qui y est attachée). Les filles sont donc toutes sous l’emprise d’un « protecteur » et, c’est très bien comme ça, puisque s’il s’avère qu’elles n’en ont pas, tous les garçons peuvent en abuser à leur guise sans craindre de réprimandes, alors que si elles en ont un, seulement leur propriétaire peut abuser d’elle.

Lorsque Sora provoque son premier duel, tout le monde est surpris: une fille ne devrait pas être chevalier ni pouvoir se servir d’une manette. En fait, le créateur de l’école (qui se trouve d’ailleurs isolé de tous sur une île déserte) est profondément misogyne. Il a donc créé ce jeu pour soumettre les filles aux hommes. Ceux et celles qui ne se plient pas aux règles du jeu sont expulsé(e)s et mis(es) au banc de la société. Les filles vivent dans la terreur et les hommes doivent répondrent aux normes exigées d’eux. Tout ça alors qu’ils continuent, pénards, leurs études!

Donc, tout le monde croit à tord que le chevalier Sora n’est qu’un bogue, mais Sora s’en fout. Elle ne voit qu’une chose: la chance de faire tourner les choses. Elle se donne la noble mission de sauver toutes les princesses en détresse qui croiseront son chemin.

Bien que j’aie été profondément troublée par les idées stéréotypées de l’auteure, elle a sut me surprendre à plusieurs reprises. En plus, je finissais chaque tome en moins de quinze minutes parce qu’il se passe tellement d’action qu’on a juste envie de savoir la suite!

Par contre, j’ai trouvé les vignettes peu lisibles… peut-être parce que je ne lis jamais de mangas. L’histoire ne m’a pas satisfaite autant que celle de « Y, le dernier homme ». Ce sont les raisons pour lesquelles je lui attribue un 7/10.

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À la semaine prochaine!