C’est la Semaine 16 du Défi Lecture Bande Dessinée que nous, vos libraires préférées (lol), Audrey et Alexandra L.L,. se sont imposé: 6 mois pour lire 50 bédés chacune, ce qui représente 2 bédés par semaine, au minimum, pour chacune d’elle! Ça veut dire qu’on a passé un peu plus que la moitié du défi! Déjà! Si vous voulez connaître tous les aléas du défi, rendez-vous ICI. Si vous voulez voir tous les articles à ce sujet, cliquez sur l’onglet « Nos projets », puis sur « Défi lecture 2015».

Voici les bédés que nous avons ont lues cette semaine, la catégorie que nous comblons grâce à celles-ci, ainsi que notre appréciation!

Alexe a lu…

31 jours de tournage de Cyril Doisneau, Éditions La Pastèque, 19.99$

BD avec un chiffre dans le titre

31+Jours_bandeau

1053992-bedeiste-michel-rabagliati-lui-meme

source : http://goo.gl/ZpHrJg

Alors là! Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais j’ai une passion pour le cinéma. J’ai suivi un programme de cinéma au Cégep, participé à quelques projets et pour le futur, seul l’avenir nous le dira. Puis, je crois que vous vous doutez que j’aime la bande dessinée, non? Donc, dès que j’ai su que ce livre allait exister, il me fallait le lire! Tara vous en avait parlé il y un moment, l’adaptation de la bande dessinée Paul à Québec de Michel Rabagliati sera sur les grands écrans du Québec à compter du 18 septembre 2015 (DANS 4 JOURS!!). Bien, La Pastèque nous fait découvrir l’envers du décor de la réalisation de ce film. C’est Cyril Doisneau (Audrey vous avait parlé de sa BD Objets) qui nous fait faire le tour du propriétaire. Pendant les 31 jours que le tournage a duré, ce chanceux devait se rendre sur les différents plateaux pour croquer sur le vif ce qu’il s’y passait. D’anecdotes comiques à la téléchargementprésentation des différents postes de tous et chacun, Doisneau nous plonge d’une façon différente dans le monde de Paul et de Michel Rabagliati. Le seul petit bémol, j’aurais aimé que le livre soit plus long. Bon, est-ce vraiment un désavantage? Après tout, si j’ai envie d’en lire plus, c’est parce que j’ai aimé ce que j’ai lu! Pour ceux qui ne le savaient pas, le personnage de Paul se veut l’équivalent de Michel Rabagliati. Bande dessinée basée sur la vie de son auteur, le tout s’explique. Imaginez lorsque Michel/Paul rencontre Paul/François Létourneau… Vous apprendrez aussi à dessiner Paul, mais, attention(!), Ce n’est pas si simple, François Létourneau, qui tient le rôle de Paul, n’a pas réussi à le dessiner!

Une belle petite pièce de collection, que vous soyez passionné de cinéma ou passionné de Paul! En parlant de collection, la nouvelle édition avec la jaquette promotionnelle du film est arrivée à la librairie et elle est très belle! Dépêchez-vous, il n’y en a pas beaucoup!

Pour réserver ou acheter en ligne 31 jours de tournage, cliquez ICI.
Pour réserver ou acheter en ligne Paul à Québec, cliquez ICI.

 

Toinon, La Presse et Les aventures du Père Ladébauche, La Presse d’Albéric Bourgeois

BD parue il y a 100 ans

220px-Alberic_Bourgeois

Malgré le temps qui a passé depuis la parution des premières bandes d’Albéric Bourgeois, on comprend d’ou vient sa popularité. Sans avoir TOUT lu, je peux affirmer avoir rigolé lors de la lecture de certaines de ses courtes histoires. Évidemment, à cette époque, la BD n’était pas publiée dans le même format populaire d’aujourd’hui. À cette époque, c’était réellement des BANDES. En plus petits formats, ses histoires étaient publiées dans les quotidiens La Patrie et La Presse. D’ailleurs, Alébric Bourgeois travaillera pour La Presse pendant presque cinquante ans! Il y créa entres autres les séries Les fables du Parc LafontaineLe Petit monde, Pitou et son grand-papa, etc. La Bibliothèque et Archives nationale du Québec conserve les traces du travail de cet auteur, père de la BD québécoise. La prochaine fois que vous vous y rendrez, prenez le temps de découvrir cet homme qui marqua l’histoire du Québec à sa façon!

page_4_thumb_large

BD02sources des images : Ladébauche : source : http://goo.gl/uQLXwS
Toinon: source : http://goo.gl/yzzzqt

Audrey a lu…

PDM: Paquet de merde de Pierre Paquet et Jesùs Alonso, aux éditions Paquet, à 46.95$

BD en se fiant seulement à la couverture

9782888904755,0-2597971 (1)

On voit rapidement au choix de la catégorie mon humour douteux! Cependant, le titre de cette bédé n’a finalement rien de drôle…

Comme vous avez pu remarquer (alors que je ne l’ai compris que maintenant), la bédé a pour auteur son éditeur et elle est autobiographique. Le titre est donc un jeu de mots douteux avec le nom de famille de son auteur.

On plonge donc dans la vie de cet homme devenant éditeur un peu par hasard. On découvre sa générosité débordante face à l’argent. Aussitôt qu’une connaissance (et surtout ses auteurs) lui en demande, il leur prête sans leur faire signer quoi que ce soit. Malheureusement, ses auteurs ne respectent pas leurs contrats et, par principe, il refuse de les payer. Il s’engage alors un long processus judiciaire dans lequel il est la stéréotype du « méchant » éditeur ne payant pas les droits d’auteurs à ses artistes.

En parallèle, M. Paquet vit avec son meilleur ami David, un homme qui aime la bonne chaire et mener sa vie à bon train. Il réussit toujours à lui faire vivre des histoires abracadabrantes et le met dans le pétrin en ne payant pas au-dessus de six mois de loyer.

Dans un autre ordre d’esprit, on suit aussi ses relations avec ses animaux domestiques (ce qui m’a fait pleurer à deux reprises) et celles avec ses congénaires de sexe féminin. On se rend compte rapidement que M. Paquet à de gros problèmes émotifs et qu’il est incapable d’assumer des choix décisifs dans ses relations. Par contre, il finit par prendre à coeur sa relation avec Fiston, le dernier chien qu’il adopte, mais cette relation devient presque néfaste lorsqu’il oblige les vétérinaires à l’acharnement thérapeutique sous prétexte que Fiston est sa seule raison de vivre.

« Cela va sembler choquant, mais ce qui a fait avancer ma maison d’édition malgré les attaques et les revers, ce n’était finalement que l’amour de mon chien. »

Bizarrement, il lui arrive plusieurs fois d’avoir des malaises physiques inexpliqués tout au long de l’album comme si le stress le rongeait de l’intérieur et amenuisait ses forces.

Bref, l’album porte bien son nom: c’est un beau gros paquet de merde!

SAUF QUE un éditeur qui se livre comme ça dans une autobiographie, c’est rare. De plus, il le fait en tout honnêteté de coeur. Alors, cliquez ICI pour lire une entrevue de l’auteur au festival d’Angoulem 2015 qui, j’en suis certaine, vous donnera envie de lire cet album captivant, mais ô combien empreint de désespoir. 8/10

 

Pour commander ou réservez en ligne, cliquez ICI.

 

Bande dessinée « La Famille Citrouillard  », publiée dans La Patrie (30 avril 1904) de l’artiste et auteur Charles Béliveau

BD parue il y a 100 ans

nlc002309-v6

Source: [http://goo.gl/QVruj1]

En 1904 paraît la première planche « Les Aventures de Timothée » d’Albéric Bourgeois comme le mentionnait Alexe plus haut. Après Timothée, le coup d’envoi est donné, et de nouvelles séries apparaissent, bien que souvent éphémères. Au cours des cinq prochaines années, c’est le « free for all » de la bande dessinée dans les journaux de La Presse et La Patrie.

Après plusieurs essais (voir « Histoires sans parole », « Pourquoi la famille Peignefort mangea maigre le jour de Pâques »), René-Charles Béliveau dessine « La Famille Citrouillard » à partir du 23 avril 1904. Ces bandes sont le reflets des transformations qui secouent la société québécoise avec la série de H. Samelart.

« La famille Citrouillard arrive directement de la campagne et découvre les déboires de la vie urbaine et moderne; Phirin Lefinfin est, quant à lui, un intellectuel de la ville qui tente maladroitement de se faire colon pour contribuer au repeuplement des campagnes. » [Source: http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7200-f.html]

beliveau_citrouillard051021

Source: [https://goo.gl/a4Af1e]

Après avoir lu quelques-unes des bandes, je peux affirmer que la langue française sur le continent a énormément changé puisque je n’ai compris que la moitié de ces bulles! Haha. Sauf que, pour certaines, j’ai eu, comme Alexe, un petit sourire en coin en les lisant. Par contre, je suis plutôt déçue d’avoir si peu d’informations sur l’auteur. Je n’ai trouvé que deux liens pertinents qui parlaient de sa vie et de son parcours, mais j’en ai eu l’accès que grâce à mon code universitaire (sur la plateforme Érudit). Il faut rendre l’histoire de la bédé au Québec plus disponible, voyons!

 

11233403_10155597349405644_1322608336_o

 

Merci de nous lire, de nous suivre, de partager votre passion de la bande dessinée avec nous! C’est un plaisir pour nous de vous partager nos lectures! Si vous avez des commentaires à nous faire, n’hésitez surtout pas.

À la semaine prochaine!