C’est la Semaine 20 du Défi Lecture Bande Dessinée que nous, vos libraires préférées (lol), Audrey et Alexandra L.L,. nous sommes imposés: 6 mois pour lire 50 bédés chacune, ce qui représente 2 bédés par semaine, au minimum, pour chacune de nous! Il ne reste plus que 5 semaines! Si vous voulez connaître tous les aléas du défi, rendez-vous ICI. Si vous voulez voir tous les articles à ce sujet, cliquez sur l’onglet « Nos projets », puis sur « Défi lecture 2015».

Voici les bédés lues par Alexe cette semaine.

Far out de Gauthier Langevin et Olivier Carpentier, Éditions Studio Lounak, 17.95$

BD primée (celle-ci est en lice pour certains prix)

9782981409546,1-302683<<Un robot s’échoue sur une étrange planète désertique peuplée d’êtres tous aussi mécaniques que lui, mais ayant adopté un style de vie plutôt… western. Notre héros tentera de s’adapter à sa nouvelle terre d’accueil, et de s’y faire une place bien à lui.>>

Je ne suis pas trop certaine de cette histoire. Je n’en avais entendu que louanges. J’avoue avoir envie d’en apprendre plus sur ce robot qui n’a aucun souvenir et qu’on prend pour quelqu’un d’autre. Par contre, j’ai eu de la difficulté à suivre. Qui est qui? Je suis retournée quelques pages en arrière pour finalement me dire que j’allais comprendre en continuant la lecture. En effet, c’est bien ce qui s’est produit. Mon problème, je crois, c’est que les personnages se ressemblent, du moins de par la coloration. Il faut dire que la science-fiction n’est pas ce que je préfère non plus. J’aime les histoires d’apocalypses, mais moins les histoires de robots (et pas tant le western), MAIS je vous jure que j’ai lu cette BD sans aucune idée préconçue. Je voulais simplement découvrir moi-même ce que tant ont aimé. Je semble peut-être négative ici, mais je lirai la suite, en souhaitant, par contre, en comprendre plus. C’est seulement, disons, un dépaysement de ma part et, donc, je ne suis pas trop certaine si j’ai aimé ou non. Donc, voilà. 

6/10

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Anne Frank au pays du manga de Alain Lewkowicz et Vincent Bourgeau, Éditions Les Arènes, 36.95

BD écrite par un auteur ayant les mêmes initiales que vous (Alain Lewkowicz)

9782352042822,0-1751895

 

J’ai cherché… J’ai cherché et… J’ai cherché. Sans trouver. Sans trouver un auteur qui partage mes initiales: A.L.L. Je me suis donc rabattue sur un A.L. Au moins, ça a le mérite d’êtres presque ça (hihih quelle belle phrase XD). Puis, je voulais trouver un livre que nous avions en magasin à la librairie. De cette façon, je pouvais me simplifier la tâche! 

Allez savoir pourquoi, mais au Japon, Anne Frank est une icône. À un tel point que son journal fut adapté en manga (bande dessinée japonaise), qu’on lui consacre des centres d’études, dans le but d’apprendre aux gens son histoire, etc. Pourquoi, malgré le mal qu’ils ont fait, les Japonais se sentent-ils plutôt victime que bourreau? Les auteurs de ce manga partent à la recherche de ces réponses. Ils espèrent comprendre pourquoi la secondaire guerre mondiale fascine tant les Japonais et pourquoi personne ne semble tenir compte du mal qu’ils ont eux aussi fait. Nous apprenons d’ailleurs qu’à l’école, les Japonais n’apprennent ni le pourquoi ni le comment des guerres. Ils ne se questionnent pas sur ce qui est arrivé. Ils apprennent seulement les faits, les dates et les noms importants. Certains même avaient lu Anne Frank sans savoir ce qu’est l’holocauste (aussi appelé SHOAH au Japon). Assez stupéfiant. C’est aussi l’avis des auteurs qui cherchent à expliquer ce phénomène. Pour les Japonais, il n’est pas nécessaire de visiter le passé et de se pencher sur le pourquoi du comment. Peu importe ce qui est arrivé, ils savent ce qu’ils désirent pour le futur. Voilà tout.

Je conseille tout de même de se renseigner un minimum sur l’holocauste, mais surtout sur l’histoire de la guerre au Japon avant la lecture. Ne connaissant vraiment rien, j’étais un peu perdue lorsqu’on citait des événements comme le massacre de Nankin (génocide/crime de guerre commis par les militaires japonais en 1937). Inculte, non, je ne me suis seulement jamais intéressée à l’histoire du Japon, mais j’ai appris! De plus, les auteurs ont eu l’idée (tellement COOL) de mettre des codes QR qui donnent accès entre les chapitres. De cette façon, nous pouvons découvrir du contenu multimédia comme les entrevues qu’ils ont faites, des photos de leur voyage, des extraits des livres dont ils parlent… C’est génial!

À découvrir, franchement.

7.5/10

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Les précieuses ridicules de Molière, collection Commedia, Éditions Vents d’Ouest, 12.95$

Une pièce de théâtre

9782749303710,0-593281

<<cet album relate la vengeance de deux jeunes seigneurs outrés du comportement de deux jeunes précieuses.>>

Les précieuses, ce sont des filles qui se donnent un genre. Elles veulent faire partie de la haute société, parler et voir que de belles choses. Suite à un rendez-vous arrangé pour un potentiel mariage, les deux jeunes seigneurs qui furent présentés aux précieuses décident de leur rendre la monnaie de leur pièce. En effet, les précieuses ne les ont pas accueillis convenablement et les ont fâchés. Les deux seigneurs demandent alors à un escroc de tromper les filles, de se faire passer pour quelqu’un de beau, quelqu’un de cette haute société, pour les humilier et les ridiculiser. 

Je ne crois pas que j’aurais aimé la lecture de cette pièce sans la bande dessinée. D’abord, une contextualisation aurait été nécessaire à ma compréhension puisque le langage et l’époque et est très différente de la nôtre. Autrement, le but de cette collection est de rendre plus accessible ces écrits qui semblent, non qui sont, complexes et c’est très bien réussi. J’ai eu du plaisir et j’ai ri pendant la lecture. Malgré le fait que je devais parfois relire à deux fois pour bien comprendre le sens de ce qui était dit, j’ai eu du plaisir. D’ailleurs, ce n’était pas désagréable comme incompréhension. En effet, à la place d’être découragée par cette lecture, j’avais l’impression de découvrir quelque chose. Puis, c’est une pièce de théâtre, alors l’idée est de la VOIR, non pas de la LIRE. Avec la version dessinée, c’est comme de la voir jouer (ou presque. Vous voyez ce que je veux dire 🙂 ).

Je ne suis vraiment pas déçue de ma lecture! Aussi, à la suite de la version en bande dessinée, se trouve la version écrite initiale, c’est-à-dire sans image (hihih).

Une collection à faire découvrir aux enseignants et tous ceux œuvrant dans le domaine de l’éducation.

9/10

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Death Note de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, Éditions Kana, 12.95$

Une série de manga

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OH. MON. DIEU. 

Bon, j’ai lu, jusqu’à présent, ou jusqu’à avant Death Note (:P), quatre mangas. D’abord, les aventures de Chi, un manga pour enfants qui débutent la lecture qui raconte les mésaventures d’un chaton trop mignon. J’ai lu les deux premiers tomes de L’Attaque des Titans, genre de Walking Dead japonais. J’avais bien aimé, mais j’avais de la difficulté à suivre parce qu’il y a tellement de ligne dans le dessin que je ne comprenais pas ce que je voyais. Ensuite, j’ai lue Kamisama… Une histoire avec des genres de dieux chats et des humains entre la vie et la mort. C’est beau, un livre magnifique, puis, lorsque j’ai appris que «kamisama» veut dire «dieu», toutes ces zones d’ombres, de trucs que j’avais plus ou moins compris, se sont éclaircies. Puis, Wolf Children que j’ai lu pour ce défi.

Jusque-là, je n’aimais pas vraiment le manga. Dans ceux plus humoristiques, je n’aime pas la façon dont les émotions sont exagérées. Pour ce qui est du dessin dans L’Attaque des Titans, mon collègue Maxime m’a expliqué que ces livres sont écrits dans le but de les lire d’un trait. L’idée n’est pas de s’attarder à chaque case pour découvrir une autre histoire. Les Japonais lisent souvent dans le métro, donc, rapidement. Voilà comment on doit nous aussi lire ces bandes dessinées. 

Lorsque j’ai fait part à mes collègues que je devais lire une série de manga pour le défi, Stéphanie et Maxime m’ont fortement recommandé de lire Death Note, pour reprendre Stéph: «Ça manque à ta culture».  Maintenant je comprends pourquoi…

Ryuk, un dieu de la mort qui s’ennuie dans son royaume, décide de laisser tomber son death note (carnet de la mort) sur terre pour se divertir. Ce carnet permet de tuer en ne connaissant que le nom et le visage d’une personne. Light Yagami, fils d’un policier est celui qui le récupère. Après avoir découvert les pouvoirs que contient ce livre, ils décident d’éliminer les criminels de la terre. Une façon de créer un monde parfait où les gens honnêtes pourraient vivre hors de danger. Évidemment, même si l’on tue des criminels, cela reste un meurtre. Une cellule d’enquête spéciale est alors mise en place pour arrêter celui que les médias appellent Kira (qui signifie dieu de la mort). À la tête de cette cellule se trouve L, un enquêteur à qui les polices du monde font appellent lorsqu’elles ont besoin d’aide pour résoudre un cas. 

Une vraie chasse à l’homme, le jeu du chat et de la souris. Light est un garçon uuuuuuuuultra intelligent et je n’exagère même pas une miette! Il me surprenait sans arrêt, jusqu’à la toute fin de la série. C’est une série  si addictive. J’ai conseillé à ma mère de la lire, elle qui lit pratiquement toutes les bédés que j’ai lues pour le défi et elle l’adore aussi. Pour ceux et celles qui, comme moi, aimeraient découvrir le manga, voici ce qui peut être un des meilleurs points de départ. Autour de la série, film, version animée, musique, etc. Death Note c’est un monde à découvrir et vite!

11/10 !!! hihihih

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À la semaine prochaine!